En savoir plus sur la fusion AGIRC-ARRCO

Le 1er janvier 2019, le système de retraite complémentaire des salariés du secteur privé se simplifie avec la fusion de l’Agirc (Retraite complémentaire des cadres) et de l’Arrco (Retraite complémentaire des salariés) en un seul régime, l’Agirc-Arrco. Le nouveau régime Agirc-Arrco assurera l’avenir de la retraite complémentaire. Il renforcera le système et simplifiera sa gestion.


Ces mesures ont aussi été prises pour tenter de rééquilibrer les comptes de ces caisses complémentaires, très lourdement déficitaires (-2,1 milliards d’euros en 2016). Elles découlent en réalité d’un accord trouvé en 2015 par les partenaires sociaux (patronat et syndicats) qui espéraient que ces modifications concernant les cotisations sociales rapportent près d’1,7 milliard d’euros à l’horizon 2020.
Les conditions d’adhésion applicables aux salariés de votre entreprise évoluent. Dans les faits, ces deux régimes étaient déjà très proches, et les règles qui s’appliquaient déjà en partie similaires. Pas de révolution, donc. Premier effet de la fusion, tout de même : les points Agirc et Arrco seront transformés en points « Agirc-Arrco ». Ne subsistera donc qu’une sorte de points. Ce qui fait qu’une fois à la retraite, vous ne recevrez qu’une pension complémentaire, même si vous êtes cadre.


Les principaux changements vont toutefois résider dans les cotisations réglées au titre de la retraite complémentaire. Cadres et non-cadres ne cotisaient pas de la même façon, il a donc fallu harmoniser le tout en refondant totalement l’architecture des cotisations. Le principe sera simple : à salaire égal, cadres et non-cadres se verront appliquer les mêmes cotisations, le statut n’entrera plus en ligne de compte. La garantie minimale de points – la « GMP » –, dont bénéficient actuellement les cadres peu rémunérés, disparaît donc, logiquement.Parmi les autres nouveautés induites par la fusion : un nouveau plafond a dû être fixé pour les majorations familiales, les bonus de pensions accordés aux parents d’au moins trois enfants.Dans le nouveau régime, le montant annuel maximal pouvant être versé à ce titre correspondra tout simplement à l’addition des plafonds en vigueur à l’Agirc et à l’Arrco (soit un peu plus de 2000 euros par an au total)

Les personnes nées durant ou après l’année 1957 et qui choisiront de faire valoir leurs droits retraite dès leur taux plein atteint à partir 62 ans, verront aussi leurs retraites complémentaires AGIRC et ARRCO minorées de 10 % durant 3 ans, et cela jusqu’à leurs 67 ans maximum. Autrement dit, elles ne seront plus immédiatement versées à 100 % comme c’est encore le cas, mais à 90 % seulement durant 36 mois.


Il est possible d’échapper à ce malus en travaillant  4 trimestres civils en plus , ce qui reviendra à repousser sa date de départ à 63 ans au lieu de 62 ans pour une personne ayant atteint son taux plein à cet âge-là.

Même sentence pour les personnes pouvant se prévaloir d’une carrière longue : leur départ devra se faire à 61 ans et non à 60 ans, mais sans possibilité pour elles de profiter d’une quelconque surcote, puisque celle-ci n’est comptabilisée qu’au-delà de l’âge légal de départ.

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